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À télécharger… Numéritérature Magazine [N°2] !

À télécharger… Numéritérature Magazine [N°2] !

Vous l’avez attendu, j’ai légèrement tardé, mais le voici venu ! Votre Numéritérature Magazine N°2 est donc enfin disponible au téléchargement. Et cela, je l’espère, pour votre plus grand plaisir… Le texte bonus de ce mois est une nouvelle de Rachel Graveline, auteure Québécoise que je vous invite à découvrir ! Celle-ci nous livre une œuvre («Regards curieux») parcourue d’un émoustillant parfum de sensualité. Aguichantes «sirènes» et douce légèreté qui pourraient bien s’avérer traîtresses… Et les Européens y trouveront, d’après moi, un certain charme américain.

→Numéritérature Magazine [N°2].epub←

Au rayon des nouveautés, je propose désormais un «répertoire» des sorties numériques du mois ! Chacun pourra ainsi rester informé et faire son choix dans ces nombreuses parutions. Mon parti pris fut de n’y mentionner que des œuvres contemporaines, lesquelles sont classées par ordre chronologique de publication… Sur ce, bonne lecture ! ;-)

 
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Publié par le mai 7, 2012 dans Brève

 

Journée internationale contre les DRM !

Journée internationale contre les DRM !

Je me devais de mentionner, au moins pour les personnes qui en ignorent tout, que ce vendredi 4 mai sera voué à la lutte contre le verrouillage numérique. Autrement dit, les horribles «DRM»!

Qu’est-ce donc que cela… De l’anglais «Digital Rights Management», que l’on peut traduire par «Gestion des droits numérique» (pour ne pas dire «restriction des droits»), ce sigle désigne le dispositif par lequel une société éditrice limite les possibilités d’utilisation de son produit par l’usager.

Pour en donner quelques exemples concrets :

  • L’utilisateur sera contraint de lire son achat numérique avec un logiciel ou sur un support tous deux bien spécifiques (ceux développés par une seule et même société)

  • L’utilisateur n’aura pas les moyens d’en faire la moindre copie ou partage (y compris dans un cadre strictement privé)

  • L’utilisateur ne pourra profiter du produit acheté que dans une zone géographique bien délimitée (ce qui est le cas pour la lecture de DVD)

  • Etc

Tout cela signifie donc que l’acheteur ne devient pas réellement propriétaire du fichier acquis, il ne le détient pratiquement qu’a titre de location. Ainsi, sous couvert de protéger le droit d’auteur, puisque c’est là l’objectif initial des DRM (mais gageons qu’il ne s’agit pas que d’une protection désintéressée), l’utilisateur se retrouve avec moins de droits et libertés qu’à l’époque pré-numérique. Un peu comme s’il avait acheté un livre «crypté», ne pouvant être lu qu’avec des lunettes spécifiques, cela par lui seul, et dont l’encre serait susceptible de s’auto-effacer en cas d’usage non-autorisé… Là nous voyons combien l’informatique, s’il apporte un immense progrès, peut aussi entraîner son lot de régressions (et pas des moindres). Notamment en ce qui concerne nos libertés d’utilisation, ou encore la pérennité des documents que nous créons et acquérons.

C’est pourquoi il est nécessaire de garder une grande vigilance. Et c’est le pourquoi d’une telle journée… Il est important de distinguer les sociétés qui adoptent de si déplorables pratiques, de celles qui au contraire les refusent. Plusieurs librairies en lignes font d’ailleurs mention de la présence ou non de DRM sur leurs ebooks. Et certains formats de fichier se veulent des standards libres et ouverts (.epub), quand d’autres sont fermés et propriétaires (.mobi). Dernier point qui vaut aussi pour les différentes liseuses sur le marché ; il en est d’un type «universel», il en est d’un genre «restrictif».

Puissiez-vous donc y être sensibilisés, et sensibiliser votre entourage.

 
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Publié par le mai 4, 2012 dans Article

 

Edicool : «cerner ce que pourrait être une écriture numérique»

Edicool : «cerner ce que pourrait être une écriture numérique»

Après avoir découvert – et plutôt positivement – une de leurs récentes publications, j’ai eu la forte envie d’en connaître davantage sur cette jeune maison. Laquelle donne volontiers dans l’iconoclastie, l’anticonformisme, la facétie. En bref, de quoi éveiller davantage ma curiosité… Et aussi vite demandé qu’accepté, les joyeux drilles d’Edicool m’ont gracieusement ouvert les portes de leurs bureaux virtuels. J’y ai eu droit à une interview qu’on pourrait aisément qualifier de décapante… Il me fallut en effet une certaine dose de contenance, d’autorité, et de professionnalisme pour maintenir cet entretien dans le plus droit chemin. En voici donc le résultat… Par votre envoyé spécial, depuis le maquis numérique :

Tout d’abord, qui se cache derrière votre nom ?

Edicool a été créé par Alexandre Richard et Paul Leroy-beaulieu… Alexandre en est le gérant et c’est lui qui confectionne nos eBooks à la main, selon une recette traditionnelle qui se transmet, dans le plus grand secret, de père en fils depuis plus de 300 ans (rire). Paul quant à lui s’occupe de la partie administrative, de la communication, de la veille technologique… Depuis peu, Vincent Bernard a rejoint officiellement l’équipe, c’est lui qui aura désormais la charge de l’évolution du catalogue, de la ligne éditoriale, de la relation avec nos auteurs, ainsi que de leur promotion… Avec nous, mais à côté, il y également Hervé Fuchs et Thomas Galley en tant qu’auteurs, mais aussi en tant que soutiens toujours disponibles. Au fil du temps, selon leurs disponibilités et leurs envies, nous verrons bien comment les intégrer « en dur » à notre processus de création… Puis, il y a bien entendu Franck-Olivier Laferrère et le collectif Cid Errant production avec qui les accointances sont nombreuses. Vu qu’il s’agit là d’une entité à part entière, nous discutons actuellement les termes de notre collaboration, afin de la rendre la plus enrichissante et la plus fructueuse possible. Cette liste n’est, bien entendu, pas exhaustive et risque de s’allonger encore d’ici peu, il faut croire en la «conjonction de forces désirantes», comme dirait Franck-Olivier.

Serait-on alors devant une coopérative d’auteurs, un peu à l’instar de «Publie.net» ?

Pour info, au RCS de Tours, Publie.net est inscrite en tant qu’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée, ce n’est pas à juridiquement parler une coopérative. Cependant, comme ils doivent avoir le même souci que nous, vu que les choses avancent très vite et qu’il faille absolument mettre des mots dessus, ils ont recours au terme de coopérative par facilité de langage. Ceci n’empêche en rien, bien sûr, leur fonctionnement interne de ressembler à ce qu’ils en disent… Bref, Edicool avance, se modifie et se structure perpétuellement. En plus, personne n’est dessus à plein temps, ce qui rajoute encore du piment à notre cuisine joyeusement rock ‘n’ roll. Du coup, c’est un peu compliqué à expliquer, mais la manière dont nous sommes en train de nous structurer est une fantastique opportunité de travailler au «un par un», au «cas par cas», plutôt que de penser en termes de business modèle où il faudrait absolument faire entrer les individus dans des cases.

Mais j’imagine que vous avez bien une identité propre… À quoi doit donc s’attendre le lecteur, en parcourant votre catalogue, puis en lisant une de vos publications ?

Là aussi, c’est difficile à dire ! Notre fer de lance est actuellement « les 10… ». 10 auteurs, 1000 mots chacun, un thème qui si possible fait résonance avec l’actualité. Petite particularité, la direction de la publication est tournante… C’est celui qui choisit le thème qui constitue son équipe d’auteurs, son illustrateur, et sa méthode (plus ou moins collaborative, plus ou moins de contrainte, plus ou moins de travail sur les textes, etc.). Cette façon expérimentale de procéder est pour nous un moyen de cerner ce que pourrait être une «écriture numérique», si tant est qu’elle puisse exister.

Serait-il d’ailleurs possible de dresser un bilan de cette jeune aventure ?

Vous savez… On ne peut pas se mettre à la fenêtre pour se regarder passer…

Mais quelles ont été vos satisfactions, par exemple ?

Ce sont toutes ces rencontres singulières avec des auteurs et des textes !

Et au chapitre des déceptions ?

Une déception, il y en a bien une ! C’est que l’impressionnant travail de recherches et de réflexions d’Olivier Cimelière avec «Journalistes, nous avons besoin de vous !» n’ait pas encore rencontré le lectorat qu’il mérite. Par contre, ce n’est pas du défaitisme… Avec le numérique, un livre dispose d’une espérance de vie qui va bien au-delà d’une saison littéraire… Lorsque le public aura compris cela, nous auront tout gagné.

Vous parliez d’écriture numérique… Estimez-vous que celle-ci est un champ particulièrement propice à l’audace créative, à la prise de risques, à une forme d’avant-garde littéraire ?

Qu’est-ce qu’un eBook ? Rien de plus qu’un site internet ou un CD-ROM interactif embarqué… Le fait qu’il y ait du multimédia (ou du transmédia pour faire plus « in ») n’a rien d’innovant en soi. Le support serait même plutôt limitatif en termes de créativité. Ce que l’on remarque par contre, c’est que ce sont les conditions de création qui sont intéressantes. Pour «Aimer, c’est résister» par exemple, nous voyons clairement que le livre est le lieu de la rencontre et du désir. La rencontre de «Uns» qui ont un propos et le désir de le défendre. Pas sûr qu’une boite de prod avec un budget colossal et des impératifs de rentabilité soit en mesure de prendre ce risque. Et c’est cette prise de risque qu’il manque à la littérature. À force d’enjeux financiers, l’édition et la culture en général, sont devenues des machines molles, juste bonnes à produire des bluettes inoffensives et du spectacle. Laisser les auteurs libres de leur propos et de leur style, c’est autant d’occasions de commettre des effractions, de choses improbables qui pourraient bien réussir. Finalement, la seule vertu de l’eBook est de produire une œuvre dans un espace clos, intime et fini… mais surtout qui a un prix, c’est à dire qu’il donne une valeur au travail qui se trouve à l’intérieur. Là, contrairement aux blogs, à l’open-data et au tout gratuit, il est possible de comprendre la différence entre l’infini et l’illimité. L’illimité est une outre sans fond, un ventre jamais rassasié, une nébuleuse éclatée où rien ne vaudra jamais plus qu’autre chose. On y accumule, on y ajoute, on y surnage perpétuellement dans un rythme frénétique et effrayant… mis à part encore des données, ou encore des informations, aucun sens ne pourra sortir de là. La folie de l’Homme est sans limite. La pensée à l’opposé est infinie, mais pour qu’elle opère, il faut lui donner un bord… C’est ce que nous essayons de faire avec nos eBooks.

Pourriez-vous expliquer plus en détails ce principe du «livre enrichi» ? Par exemple, pour les néophytes ou ceux qui n’auraient pas les moyens de l’expérimenter de manière optimale…

Le plus simple est sans doute de regarder notre vidéo de présentation…

Justement, à propos de « Aimer, c’est résister », il est dit sur votre propre site que l’ouvrage est spécifiquement optimisé pour iOS… Ne craignez-vous pas, de la sorte, d’exclure une partie du lectorat ? Et d’enfermer votre publication dans une seule et unique plate-forme (réputée par ailleurs comme assez fermée) ?

C’est autant un avertissement qu’une mesure de protection. Mis à part sur iOS, pas moyen de faire fonctionner la bande son avec le livre, que ce soit sur PC ou sous Android… simplement parce que l’applicatif n’est pas encore là ! De ça, il faut en parler avec Vincent, qui peste suffisamment contre ces foutues machines. Autrement, la guerre que se livrent les géants du Web, en rejouant le film à peine recolorisé du format propriétaire, n’a pas fini de nous emmerder… Malheureusement, à l’heure actuelle, choisir l’option du transmédia, c’est se couper d’un bout des lecteurs, mais ça, ce n’est pas de notre fait.

Enfin, quels sont les projets futurs d’Edicool ?

Dans les publications à venir, nous aimerions prolonger les jalons posés par Olivier Cimelière et Hervé Fuchs, avec respectivement des essais et des romans noirs (la suite en 4 volumes des «Folles de la nationale 4»)… Nous réfléchissons aussi à créer une «identité» à part pour les publications conjointes avec Cid Errant Prod. Étant donné qu’ils ont déjà leur dynamique, leur fonctionnement, leurs idées et leur propos, il nous semble important de prolonger cette expérience sans pour autant fusionner… D’ailleurs Franck-Oliver devrait sans doute publier un hommage à Lawrence d’Arabie pour ce 13 mai, anniversaire de sa mort… Quoique cette dernière sortie reste à déterminer tant ce garçon est «incorrigible et satisfait» (rire)… Puis également un volume des « 10… » avec Thomas en chef d’orchestre, pour l’été, et un autre en partenariat avec WeLoveWords pour septembre. La suite, nous allons essayer de l’inventer en fonction des rencontres que nous allons faire… Une mystérieuse auteure multi-casquettes est justement venue toquer à notre porte avec un projet ! D’ailleurs, de plus en plus, pas mal d’écrivains traditionnellement papier nous contactent pour s’essayer au numérique. On ne peut dès lors s’empêcher de se demander comment autant de compétences et de talents en arrivent à venir à nous ! Ne serait-ce pas là le symptôme d’un profond malaise dans l’industrie culturelle ?… Ah oui, peut-être, pour finir… Lorsque nous serons en mesure d’offrir un à-valoir à nos auteurs, c’est que nous aurons enfin réussi !

Ce que je vous souhaite ! En vous remerciant chacun beaucoup pour cette rieuse et pertinente interview ! Et longue vie à Edicool !

 
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Publié par le avril 30, 2012 dans Entretien

 

«Les hirondelles sont menteuses» – Anita Berchenko

«Les hirondelles sont menteuses» – Anita Berchenko

«Ça pourrait être n’importe où… Il suffirait de modifier les paysages, les descriptions… Mais ça se passe au cœur du Lauragais.» Ainsi débute l’ouvrage… À travers un prologue qui plante le décor et agit comme une belle invitation. «On zoome encore un peu, et dans le viseur apparaît un village. Un assez gros village, presque une petite ville.» Et à cet appel du doigt, vous ne résisterez pas. Tant l’envie sera grande de découvrir ce lieu «riant de chaleur et de soleil». «Entre Montagne Noire et Pyrénées, à cheval sur Aude et Haute-Garonne (…) Où les accents occitans roulent de colline en colline et résonnent comme un vieux chant d’amour»… Mais prenons garde à tous ces charmes. Ce n’en est pas moins une région, nous avertit bien l’auteur, dans laquelle l’existence «n’est pas plus facile qu’ailleurs». En témoigne la vie de ses habitants. Ou plus précisément : certaines de ses habitantes…

Nous allons en effet partager — un à un, et pour quelques instants — les destins de dix femmes. Car chaque histoire, en plus d’une intrigue particulière, narre la vie intime d’un personnage féminin. À commencer par Marthe. Une vielle dame presque impotente. Qu’on voit occuper ses soirées à suivre des jeux de pétanque ; assise dehors, sur la place de la mairie. Elle qui passait déjà tous les dimanches de sa vie à tricoter des écharpes, tandis que son mari la délaissait pour ses parties de pêche… Nous ferons ensuite la connaissance de Kate. Une anglaise «retraitée», comme il s’en rencontre beaucoup dans le Lauragais, venue ouvrir un «bed and breakfast» au milieu du village. Et une de ses grandes passions, à elle, c’est les chats. Ou plus spécialement «Miss Bira», du nom de son «Sacré de Birmanie». Chatte choyée sinon surprotégée. Sa propriétaire ne voulant pour rien au monde que l’animal mette une patte à l’extérieur… Puis ce «travelling» segmenté, auquel nous convie Anita Berchenko, amènera entre autres le lecteur chez Magali. Laquelle se prépare — très fébrilement — à rejoindre son homme, qui travail à Toulouse. Mais l’ennui c’est son maquillage, et surtout sa coiffure, qu’elle ne supporte pas. «Ses cheveux frisottent ? Elle les voudrait lisses. Ils sont raides ? Elle les voudrait bouclés. Quand enfin elle a réussi à les laisser pousser, elle file les faire couper. Puis quand ils sont courts, elle les voudrait longs.» Pourtant Magali s’y connaît en artifices de séduction. Elle qui fabrique de beaux petits bijoux, pour ensuite les vendre sur internet…

Non seulement d’être chacune digne d’intérêt, toutes les nouvelles sont un peu reliées entre elles. Tournant presque sans cesse autour de cette même place de la mairie. Dans ce village du Lauragais. Où se croisent et se recroisent les protagonistes de chaque texte… Marthe, Kate, Magali. Mais aussi Lise, que la peur des fautes d’orthographe empêche d’écrire. Alice, qui danse au bal, très fiévreusement. Nadia, vendeuse au magasin de chaussure, avec son très lourd passé. Puis toutes les autres. L’ensemble peut se rapprocher d’un grand roman choral. Dont l’un des fils rouges thématiques, dans le fond, pourrait être les divers aspects de la féminité. Multiples facettes où les femmes se reconnaîtront, et les hommes apprendront… Ici est effleuré le plaisir solitaire au féminin. Là est abordé tout le poids de la maternité, à travers l’expérience douloureuse d’une adolescente-mère. A tel autre endroit est traitée, les années passant, la peur de ne plus plaire. Ou même encore les affres de la maladie, qui atteignent au plus profond de la féminité… Et toutes ces questions fortes sont coulées dans une forme des plus légères. Ceci au meilleur sens du terme. Car Anita Berchenko manie l’art de la nouvelle avec brio. Elle nous emporte en deux ou trois lignes, et c’est un plaisir de s’y laisser prendre… Pas un mot de trop. Pas de lourdeurs. Juste ce qu’il faut. Avec toujours cette chute à laisser sans voix. Comme d’ailleurs le final du recueil, formé par les deux dernières nouvelles et l’épilogue, où l’auteur nous mène délicieusement par le bout du nez…

Faites-moi donc bien confiance, cette œuvre en vaut le détour… C’est un coup de cœur !

 
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Publié par le avril 27, 2012 dans Critique

 

En vrac

En vrac

Cinq nouvelles chaudes autour du numérique…

  1. Honte à moi ! Honte à moi ! J’ignorais que se déroulait annuellement – et dans ma petite Belgique, de surcroît – une semaine numérique. Vile ignorance qui ma fait ne pas vous prévenir que celle-ci se tient depuis ce 21 avril 2012 déjà… Jusqu’au 27 (ouf, nous pourrons encore en profiter un peu. Notamment aujourd’hui même… Conférence: "Livres numériques et liseuses"Livre numérique – eBook) Et encore une fois : Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa !

  2. La littérature numérique n’en finit pas de susciter questions et débats. Mais quoi de plus normal, après tout, au regard de son jeune âge… Une jeunesse, d’ailleurs, qui ne l’empêche pas d’être vue par certains comme une menace pour notre civilisation (rien moins). Quand d’autres s’interrogent, plus pertinemment, sur la pérennité de son modèle économique

  3. Votre serviteur dévoué vous signale à présent la parution de quelques nouveautés numériquesQuatre titres chez ONLIT BOOKS (avec une nouvelle offerte pour l’achat de l’un d’entre eux)… Deux livraisons chez WALRUS (Celle-ci qui sert de lancement à la collection "Les Classiques de l’Imaginaire", celle-là qui poursuit la série des "Nouvelles dont vous êtes le héros")… Du côté de NUMERIKLIVRES nous avons du contemporain et du classique… Et enfin, trois récentes publications chez PUBLIE.NET : un, deux, trois, nous irons aux bois !

  4. Avez-vous bien saisi les tenants et aboutissants du procès intenté à Apple par la Justice américaine, en raison d’une supposée entente sur les prix des ebooks ? Non ? Alors ce billet des Lettres Numériques est fait pour vous ! «Nous affirmons qu’à partir de l’été 2009, les responsables aux plus hauts niveaux des entreprises citées dans la plainte, inquiets de voir que les distributeurs de livres numériques avaient réduit les prix, ont travaillé ensemble pour éliminer la concurrence, ce qui a conduit à relever les prix payés par les consommateurs»

  5. Et si nous terminions par un moment de légèreté ? Je vous propose de rire un peu avec cette vidéo de Cyprien, qui a pour thèmes les geeks !… Quel rapport avec la littérature numérique ? Regardez particulièrement de 2:23 à 2:50

À bientôt pour un prochain aperçu de l’actualité numérique !

 
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Publié par le avril 24, 2012 dans En vrac

 

Diaporama: Qu’est-ce qu’une liseuse ?

N’est-il pas dit qu’un beau dessin vaudrait toujours mieux que de longs discours ? Dans cet esprit, Je me permets de relayer ici cette intéressante et efficace présentation. Laquelle s’adresse avant tout aux néophytes en lecture numérique… À ceux qui se demandent donc ce qu’est une liseuse, d’un point de vue concret ; et surtout, quels avantages elle offre, en comparaison du livre traditionnel… Je réponds : Cliquez, parcourez, admirez

Comme vous pouvez l’observer, ce montage est l’œuvre du site liseurs.fr (Où je vous invite d’ailleurs à faire un tour).

 
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Publié par le avril 18, 2012 dans Brève

 

Voix de lecteur : «L’objet livre participe au plaisir de lecture !»

Voix de lecteur : «L’objet livre participe au plaisir de lecture !»

Après avoir pratiqué l’interview d’auteurs, et avant de m’entretenir encore avec d’autres professionnels de l’édition, j’ai eu le désir de me tourner vers un élément tout aussi incontournable du circuit littéraire : les lecteurs ! Ceux-là même qui, malgré leur importance capitale, ont si rarement la parole. Tout au moins sous cette forme… Et j’entends les rencontrer tels qu’ils sont : boulimiques ou fines bouches, adeptes du numérique ou non… La personne avec qui j’ai le plaisir d’inaugurer cette rubrique m’avait d’ailleurs prévenu : «Moi et le numérique, ce n’est pas trop ça…»

Avant de sauter à pieds joints dans ce prometteur échange, je laisse mon interlocutrice se présenter à vous :

Mathilde COUCKE
26 ans (bientôt 27)
Rédactrice dans la presse de jeux. Licence de lettres Modernes puis Master en Sciences du langage.
Cuisinière à mes heures perdues, passionnée de cinéma, du langage et des jeux de mots (parfois foireux).
Une anecdote de mon apprentissage à la lecture : Petite, ma mère me lisait des histoires et quand j’ai su lire ce fut mon tour de les lui lire…

Eh bien, puisque nous nous côtoyons déjà sur Twitter, tutoyons-nous !… Alors, te définirais-tu comme une grande lectrice ? Par exemple, combien de livres lis-tu par semaine, ou par mois ?

Je suis une assez grande lectrice, oui ! En moyenne, je lis au moins un livre par semaine, mais cela peut être beaucoup plus surtout quand je suis en vacances… Si un livre ne me plaît pas, alors j’essaye de vite le terminer. Par contre, lorsque j’entame quelque chose qui me ravit particulièrement, j’ai tendance à ralentir mon rythme de lecture pour pouvoir en profiter par petits bouts et retarder le moment où je le refermerai. Et après certains livres éprouvants, j’ai besoin d’un temps de pause pour pouvoir en commencer un autre. Le souci étant qu’après avoir lu un ouvrage qui me bouleverse, j’ai du mal à rentrer dans un nouvel univers. Par exemple, après avoir lu «Elle s’appelait Sarah» de Tatiana de Rosnay, j’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à autre chose tant j’avais véritablement vécu le livre !

Comment te procures-tu ces lectures ? Les laisserais-tu venir à toi, au gré du hasard et des recommandations ? Ou es-tu au contraire dans une recherche active ?

De juillet 2011 jusqu’à ce mois-ci, j’ai été jury pour un prix de lectrices, j’ai donc eu à lire des livres imposés. Et c’était une vraie frustration de ne pas pouvoir faire mes propres choix, puis surtout lire à mon rythme ! J’aime particulièrement me rendre à la bibliothèque ou en médiathèque ; j’ai toujours des listes très longues de choses à emprunter et je n’arrive pas à me freiner sur ce point. Mes étagères croulent sous le poids de livres glanés ici et là, en librairie, en brocante, chez les bouquinistes ou même parfois de la rue. Je ne résiste pas bien longtemps à la vue d’un livre. Même si je ne les lis pas tout de suite, j’ai besoin d’avoir des réserves, cela me rassure et en même temps je me demande quand je vais bien pouvoir trouver le temps de lire tout cela.

Parle-nous de tes auteurs favoris… Qui sont-ils ?

En fait, J’ai pas mal d’auteurs favoris. Et si je devais vraiment tous les citer, on y serait toujours dans un mois !… Mais je pense pouvoir mentionner un livre en particulier. Et donc, par la même occasion, un auteur. Il s’agit de Frank McCourt, que j’ai découvert en l’an 2000 avec l’autobiographie «Les Cendres d’Angela». Je me souviens avoir emmené ce livre dans ma valise pour un séjour au Canada, et avoir même eu hâte de me retrouver à l’hôtel, le soir, pour pouvoir le continuer ! Par la suite, j’ai fait voyager ce roman entre les mains de ma famille et de mes amies… Autant dire qu’il a vécu !

Qu’aimes-tu avant tout chez lui ? Et d’ailleurs, quels sont spécifiquement tes goûts littéraires ?

Cet auteur a une écriture très visuelle ! Qui nous transporte en l’occurrence dans les rues de Limerick, sur les traces de son enfance… Et de manière générale, j’ai une préférence pour les histoires vraies ou tout du moins qui ont un semblant de réel. Bien souvent, je me tourne d’ailleurs vers les histoires tristes, puisque comme on le dit souvent «les gens heureux n’ont pas d’histoire». J’aime par exemple beaucoup l’écrivain norvégien Lars Saabye Christiansen que j’ai découvert par le biais du roman «Le Demi-frère».

Des titres à conseiller ?

En ce moment, je lis «Dieu surfe au Pays basque» d’Harold Cobert, et je dois dire que je suis séduite par cette découverte ! L’écriture est très sensible et j’ai hâte de découvrir ses autres romans. Sinon, je conseille vivement «Rien ne s’oppose à la nuit» de Delphine de Vigan, «Les revenants» de Laura Kasischke, les œuvres d’une écrivaine haïtienne qui se nomme Edwige Danticat, «La route des gitans» de Miguel Haler, «Blessés» de Percival Everett, «Le message» d’Andrée Chedid et pour finir «Room» d’Emma Donoghue… Oh, et enfin aussi, toute la bibliographie de Torey Hayden, une pédopsychologue américaine !

Venons-en peut-être au sujet qui fâche… Commences-tu progressivement à lire en numérique ?

À vrai dire, je n’ai pas encore franchi ce pas. J’ai vraiment du mal avec la lecture numérique… Pour mes études, j’ai bien sûr consulté des textes libres de droit via Internet mais plutôt contrainte et forcée. Je suis trop attachée à la lecture sur un support physique. Ma vision est peut-être étroite, mais pour moi lire se traduit par avoir du papier entre les mains. L’objet livre en lui-même participe au plaisir de la lecture. Et puis comme je suis plutôt curieuse, j’aime observer ce que les gens lisent, dans les trains ou autres, mais avec une liseuse ça se complique. Hier, par exemple, la personne à côté de moi en possédait une. Promiscuité oblige, j’ai quand même pu voir qu’elle lisait «1Q84» ! Pour autant, le fait qu’elle doive dérouler les pages toutes les 30 secondes ne me paraît pas plus attractif qu’un «vrai» livre.

Pourtant, toi qui évolues un peu sur la Toile, donc avec déjà un pied dans le «numérique», ne trouverais-tu pas normal que la littérature s’ouvre pleinement à cette nouvelle dimension ?

Mais je ne suis pas contre le passage au numérique ! Pour moi, peu importe le support tant qu’on lit. Simplement, cela ne m’attire pas… pour le moment ! Et d’ailleurs, j’ai aussi mis du temps avant de passer au numérique concernant la musique… Pour l’anecdote, j’ai un livre audio gagné il y a plus d’un an sur Internet et je n’ai pas encore eu le temps de l’écouter. Je pense finalement être plus réticente au livre audio qu’au livre numérique ! Puisque écouter un livre ce n’est plus vraiment lire…

Bien d’accord sur ce point ! Et j’ai vu aussi que, grâce aux réseaux sociaux, tu communiquais avec certains de tes auteurs favoris… Imaginons que ces derniers fassent activement la promotion du numérique, cela ne te pousserait-il pas – tout particulièrement – à adopter ce nouveau format ?

Malgré tout le respect que j’aie pour eux, je ne pense pas qu’ils influenceraient mes choix. Après, c’est sûr qu’il ne faut jamais dire jamais ! Je ne suis pas à l’abri de changer d’avis, mais il faudrait être sacrément convaincant… Puis, étant donné que j’affectionne particulièrement aller choisir mes livres et parfois y passer des heures, je ne me vois pas trop cliquer sur un bouton et recevoir le livre quelques secondes plus tard. Je n’y trouverai aucun plaisir.

En dépit de ces réticences, y aurait-il une chose que tu attendrais malgré tout du numérique ? Un élément plus spécifique, que l’objet-livre ne saurait t’offrir…

Finalement, ce qui peut m’attirer dans le numérique et les liseuses, c’est le fait de pouvoir emmener avec soi un grand nombre de livres et donc de toujours avoir de quoi lire. J’ai également entendu que l’on pouvait cliquer sur certains mots pour en avoir la définition immédiate. C’est une bonne idée ! Après, je n’ai pas vraiment d’attente particulière ou peut-être n’y ai-je pas encore sérieusement réfléchi… Voilà qui me promet de nombreuses autres heures à flâner dans les allées des librairies et des bibliothèques…

Bon, bon, je n’essaierai pas de te convaincre… Une dernière question, toutefois… La lectrice que tu es aurait-elle des envies d’écriture ?

Et bien, il est vrai que j’y pense… Jusqu’à présent, je me suis limitée à l’écriture de petites nouvelles pour des concours, mais rien de bien intéressant. Malgré tout, je ne crois pas avoir l’imagination, l’intelligence ou tout simplement le talent pour pouvoir écrire… Je laisse cela aux écrivains, qu’ils continuent à me faire rêver, voyager, pleurer et frissonner.

En tous les cas, par la pertinence de ces réponses, tu nous as fait la preuve de tes grandes qualités ! Donc dans l’attente de lire une de tes œuvres, je te remercie beaucoup pour ce très plaisant entretien !

Crédit image à la une : "La liseuse de Gap" CC BY-NC-SA (D’après gizmo 07)

 
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Publié par le avril 16, 2012 dans Entretien

 
 
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